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Le témoignage de M. Cavailles
Sujet lancé par Christian le 27-03-2011
  
Visitez cette page http://www.rivaudiere.fr/memoire/temoignage.htm  et écoutez le témoignage de M. Cavailles.
A votre tour, essayez de trouver des témoins dans votre commune ou votre ville qui pourraient vous raconter la résistance, la déportation, la vie quotidienne entre 1939 et 1945. Notez, enregistrez, et/ou photographiez puis postez sur le forum. Complétez le document "enquête sur l'impossible oubli" joint à ce message et joignez-le à votre réponse.
 
Le débarquementde Normandie
Posté par Les Champ-Anglois le 05-05-2011
 

Mon voisin avait 12 ans quand les Nazi ont cassé les digues à Dives-sur-mer en Normandie pour empêcher les Anglais parachutés dans le pays de libérer les Français. Donc la famille de  mon voisin à été évacuée et ont fait  six cent kilomètres à pied jusque dans le Cher. Il se souvient qu'ils étaient mitraillés sur la route. Dans notre région, la guerre a été moins terrible qu'en Normandie. Sauf la poche de résistance de Royan et l'île d'Oléron qui ont été bombardées et mitraillées.

 

Ma grand mère a vécu la guerre
Posté par Les Champ-Anglois le 05-05-2011
 
Voici le témoignage de ma mamie qui a vécu la guerre 1939-1945

Agée de11 ans, j'allais catéchisme, sur la commune de Balanzac. Il y avait eu un combat aérien entre Allemands et Américains . Deux avions sont tombés dans un champ derrière le village. Le pilote Allemand a été tué, le pilote Américain blessé et recueilli par des habitants. Les militaires allemands cherchaient le pilote Amèricain, les maison étaient fouillées. Deux militaires armés m'ont demandé, en pointant leurs armes sur mon ventre si j'avais vu "l'américanich" j'ai fait signe de la tête : Non. J'ai eu très peur...

Emma
la guerre de Pépé par Orianne
Posté par Les bavards d'Oléron le 06-05-2011
 

La guerre de 39-45  par mon arrière grand-père « Pépé », témoignage recueilli par Orianne

Pépé vivait en Allemagne de l’Est à BRANDENBORG à 60 Km de Berlin, il avait 17 ans et faisait des études de comptable.

Au commencement de la guerre « Pépé » a été mobilisé par l’armée pendant plusieurs mois durant lesquels il a suivi des entraînements pour se préparer au combat.

Puis il a été envoyé dans le Sud de la France dans un village appelé « La Nouvelle » près de Perpignan où il y avait un chemin de fer qui allait de la France en Espagne.

Là-bas il  construisait des blockhaus pour surveiller l’entrée de la Gironde.

De retour en Allemagne pour plusieurs mois afin de suivre les entraînements DCA (apprendre à tirer avec des canons).

Ensuite, il est renvoyé en France mais à La Rochelle pour être dans les blockhaus et tirer sur les avions Américains et Anglais pour essayer de fortifier le mur de l’Atlantique. Mais il savait qu’il était encerclé par les Français et finit par être prisonnier dans un camp sur Royan.

Sa peine a été de déblayer et nettoyer la ville de Royan qui avait été bombardée par les Allemands.

C’est durant sa peine que Pépé a appris à parler le français et il n’a jamais rencontré de difficulté à comprendre ou à se faire comprendre. D’ailleurs même à ce jour il a toujours gardé un petit accent allemand.

Jusqu’au jour où il décide avec un copain de continuer sa peine dans une ferme à Suzac près de Royan pour faire de l’agriculture. Malheureusement au bout d’un an plus assez de travail pour deux personnes donc le copain est reparti au camp sur Royan et Pépé est resté à la ferme.

Pépé rencontra d’autres prisonniers Allemands qui eux travaillaient à la laiterie de Semussac. Ces derniers souhaitaient faire embaucher Pépé à la laiterie, mais les patrons agriculteurs de Pépé ne voulaient pas le laisser partir car ils étaient très contents de son travail.  Alors c’est le directeur de la laiterie Mr MONTANDON, qui a embauché mon arrière grand père en attendant que la guerre ne se finisse.

 A la fin de la guerre les prisonniers Allemands avaient le choix de rester en France ou de repartir en Allemagne.  Pépé a préféré rester en France car l’Allemagne de l’Est été occupée par les Russes et il savait qu’en retournant dans son pays il serait de nouveau prisonnier voir fusillé. Pépé est resté travailler à la laiterie de Semussac pour fabriquer du beurre, des yaourts, des petits suisses et le célèbre fromage le vieux porche, il a rencontré sa chérie qui est mon arrière grand-mère.

Afin de vouloir protéger leurs enfants des méchantes insultes (sale boche) il a demandé à être naturalisé, donc il a changé de nom, il s’appelait Claude WINCLAIR et est devenu Claude VINCLAIR. Toutes les démarches ont été faites à Paris avec la coordination des autorités Allemandes et Françaises.  Les années qui ont suivies, Pépé considéré tel un vrai Français a suivi le Conseil de Révision. Séjour à l’armée pour savoir s’il était apte à faire la guerre en cas de besoin.

Durant cette guerre Pépé n’a jamais tué personne car il se refusait à cette idée. D’ailleurs à chaque fois qu’il le pouvait il aidait les familles Françaises en leur donnant du pain en cachette de ses supérieurs au risque d’être fusillé.

Dans cette histoire Pépé avait une sœur aînée qui a fait la guerre en tant que dactylographe en Norvège. Elle a fait le choix de retourner en Allemagne pour rejoindre leur maman. Pépé et sa sœur n’ont pu se revoir qu’après la chute du mur de Berlin. Pépé et sa femme sont allés en Allemagne dans son village natal où rien n’avait changé. Puis sa sœur est venue deux fois en France, mais ils n’ont pas pu rattraper ce qu’ils n’avaient pu partager durant la guerre.

Mon arrière grand-mère m’a parlé d’un groupe de civile appelé les FFI (Front Français Intérieur). Ce sont des jeunes gens appelés par Charles DE GAULLE, futur Président de La République, pour combattre les Allemands en parallèle de l’armée, on les appelait les résistants.

Aussi bien pour mon arrière grand père que pour mon arrière grand-mère la nourriture n’a jamais manqué du fait qu’ils étaient à la campagne, ils se nourrissaient des cultures et de l’élevage de cochons, lapins, poules, canards.

A la fin de notre conversation Pépé m’a dit qu’Adophe HILTER n’était pas Allemand mais Autrichien.

Mais par la bêtise de cet homme un pays a été mal jugé.

Quand la guerre fut finie l’Armée Française passait partout pour annoncer la fin de la guerre, les gens si contents frappaient des mains, dansaient. Les femmes montaient dans les véhicules pour embrasser les soldats. Par la suite des bals ont été organisés pour fêter l’évènement.

Tous les hommes et les femmes complices des Allemands, les collaborateurs, ont été retrouvés, leurs têtes ont été tondues puis certains ont été fusillés. Les drapeaux français ont été mis aux fenêtres pour remplacer les drapeaux allemands.

mon arrière grand père prisonnier en Allemagne
Posté par Les bavards d'Oléron le 06-05-2011
 
Mon arrière grand père a été prisonnier en Allemagne durant 7 ans, car il était parti avant le début de la guerre. Comme Mr Cavailles, il a subi les privations de nourriture, et quand il est revenu de la guerre à 27 ans, il avait perdu toutes ses dents. Aujourd'hui, il a 92 ans et il dit qu'il a de la chance d'être en aussi bonne santé, car tous ceux qui étaient avec lui sont morts depuis longtemps.
Il a travaillé quelques temps dans une ferme en Allemagne et il dit que les civils Allemands l'ont toujours bien traité.
Aujourd'hui, il fait partie du comité de jumelage de sa ville et il reçoit régulièrement des Allemands chez lui. Dans la famille, il y a aussi quelqu'un qui a fait la guerre du côté allemand et ils s'entendent très bien.
Témoignage recueilli par Gatien
Interview de mon arrière grand-mère qui a vécu la deuxième guerre mondiale
Posté par CM1 de St Just le 06-05-2011
 
J'ai interrogé mon arrière grand-mère, Fernande qui avait 16 ans en 1940 et qui vivait avec ses parents dans une petite ville dans l'est de la France, Dommartin-les-Touls à côté de Nancy (Zone interdite) à côté de l'Allemagne.

Sa ville a été bombardée plusieurs fois par les Allemands. Ils visaient surtout les ponts. Les sirènes sonnaient au moment où les avions Allemands franchissaient la frontière. Les gens avaient le temps d'aller de mettre à l'abri dans des casemates. (Une grande pièce en centre ville, recouverte de terre.)

La nuit on entendait les avions anglais passer au dessus de la ville, ils allaient bombarder les lignes allemandes.

Pour manger,il existait des bons ou tickets pour le pain,les patates,etc... il y avait très peu de viande et de légumes. On mangeait surtout des patates, des potirons et des rutabagas.

Mon arrière grand mère a eu très peur.
Lorsque la ville était devenue trop dangereuse,ils ont été obligé de la quitter.

Avec ses parents ils ont fait plus de 300 kilomètres. Sur les routes beaucoup de gens fuyaient à pieds, à chariots ou avec des voitures à bras et peu d'affaires. Sur la route, les gens étaient mitraillés par les avions Italiens.

Lorsque la guerre fut presque finie mon arrière grand mère est revenue avec ses parents dans sa ville.

Laurine CM1 Saint Just